« Avec la reconnaissance faciale, tous les secteurs vont être impactés »

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Journaliste : Les systèmes de reconnaissance faciale semblent se développer de plus en plus. Pourtant les algorithmes d’entreprises les plus puissantes du monde comme Apple se font hacker… Est-ce si fiable qu’on le prétend ? 

Guillaume Ligneul : On entend beaucoup parler de hacking, tout simplement parce que les algorithmes les plus simples sont faits en 2D. Concrètement, cela signifie que vous pouvez, avec une simple photo A4,  faire croire à la caméra qu’il s’agit d’une personne physique. 
Mais il existe bien-sûr des systèmes plus fiables qui sont en train d’arriver, basés sur des technologies en 3D. C’est impressionnant de constater à quel point l’intelligence des algorithmes évolue à une vitesse folle. Ce que nous parvenons à faire aujourd’hui n’était pas faisable il y a 6 mois…

J : Des algorithmes plus performants, donc moins « hackable » ? 

G.L : Les pirates auront toujours un temps d’avance, mais on parvient de plus en plus à contrer les attaques. 
Aujourd’hui par exemple, on utilise des caméras capables de détecter qu’il ne s’agit pas d’une photo en analysant la zone des yeux, et en vérifiant qu’il y a bien un clignement de l’œil. C’est une technologie très récente, mais extrêmement fiable. 

J : Dans quelques années, est-ce qu’on peut imaginer ne plus avoir besoin de clef pour rentrer chez nous parce que les systèmes de reconnaissance faciale seront infaillibles ? 

G.L : Je ne suis pas certain que la reconnaissance faciale soit une fin en soi. En revanche, on peut présager qu’elle soit couplée à un autre mode d’authentification comme l’empreinte digitale par exemple. Mais il reste, malgré tout, des limites juridiques…

J : Lesquelles ? 

G.L : La plus importante, c’est déjà celle imposée par le RGPD depuis le 25 mai dernier. Pour qu’une caméra soit en mesure d’identifier une personne, il faut avoir eu son consentement pour enregistrer ses données personnelles. Cela reviendrait à donner notre identité à des banques, à des instituts privés… Toute la problématique est là. 

J : Est-ce qu’il y a des secteurs d’activités pour lesquels la reconnaissance faciale représente un enjeu plus important que pour d’autres

G.L : Tous les secteurs peuvent être impactés. 
L’expérience client que va amener la reconnaissance faciale va révolutionner tous les domaines d’activité : la cosmétique, l’automobile, la domotique…

J : La domotique justement, c’est votre cœur de métier… Avec la démocratisation des systèmes de reconnaissance faciale, à quoi ressembleront les maisons de demain ? 

G.L : Il y aura sans doute de nouvelles technologies, avec des algorithmes suffisamment intelligents, qui permettront par exemple de dire « j’ai reconnu que les enfants ont quitté le foyer à telle heure ». Tout va se jouer sur la partie sécuritaire, prévention des risques. 

J : Chez Nexecur, c’est donc un véritable enjeu ? 

G.L : Bien-sûr. La reconnaissance faciale fait partie de nos investissements, au même titre que la reconnaissance vocale. 
Les GAFA s’y mettent, les fabricants de matériel de type caméra… Tout le monde est en train d’intégrer la reconnaissance faciale ce qui risque de révolutionner la manière dont nous utilisons ces outils….

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